ExpatriationSeptembre 202615 min de lecture

Assurance vie luxembourgeoise ou solutions italiennes : quelle fiscalité pour un résident en Italie ?

Rédigé par le pôle expertise Luxembourg — assurancevie.lu

En résumé

Pour un résident fiscal italien, un contrat d'assurance vie luxembourgeois reste pleinement soumis à la fiscalité italienne : imposta di bollo ou IVAFE de 0,20 % par an selon les cas, imposta sostitutiva de 26 % au rachat (12,5 % sur la quote-part investie en titres d'État), succession exonérée en principe par la nature du contrat d'assurance, pas par la nationalité de l'assureur. Le point le plus structurant n'est pourtant pas la loi elle-même mais la pratique de chaque compagnie : selon qu'elle a opté ou non pour le statut de « compagnie bi-optata » auprès du fisc italien, c'est elle qui prélève ces impôts à votre place ou c'est vous qui devez tout auto-liquider et déclarer chaque année en quadro RW. Depuis 2026, le régime spécial « neo-residenti » (art. 24-bis TUIR) porte le forfait annuel à 300 000 €, un mécanisme qui peut englober le contrat luxembourgeois mais qui n'est réellement avantageux que pour un profil avec plusieurs revenus étrangers significatifs. Plusieurs mécaniques fines — bascule historique des taux, articulation exacte entre statut bi-optata et quadro RW — ne sont pas confirmées avec certitude par une source primaire, et sont signalées comme telles tout au long de cet article plutôt que présentées comme acquises.

Vous vivez en Italie — ou vous vous apprêtez à vous y installer — avec un contrat d'assurance vie luxembourgeois déjà ouvert, ou qu'on vous propose d'ouvrir maintenant. Vous avez lu que ce type de contrat était fiscalement neutre au Luxembourg, ce qui est exact, mais vous ne savez pas si c'est vous qui devez calculer et déclarer l'imposta di bollo, l'IVAFE et l'imposta sostitutiva chaque année, ou si votre assureur s'en charge automatiquement — et les réponses trouvées en ligne se contredisent.

Ce n'est pas un hasard : la réponse ne dépend pas de « l'assurance vie luxembourgeoise » prise en général, mais du statut fiscal propre à chaque compagnie auprès de l'administration italienne. Une compagnie qui a opté pour le statut de « bi-optata » prélève directement l'impôt à votre place, comme le ferait un assureur italien ; une autre laisse tout à votre charge, déclaration quadro RW comprise. Deux assureurs luxembourgeois actifs sur le marché italien illustrent ce contraste sur leurs propres pages dédiées aux résidents italiens — un point que la plupart des contenus disponibles en ligne sur le sujet ne distinguent pas clairement, ce qui explique une bonne partie des réponses contradictoires que l'on peut trouver.

Cet article détaille, poste par poste, ce qui s'applique à un résident fiscal italien détenteur d'un contrat luxembourgeois : imposta di bollo et IVAFE, imposta sostitutiva au rachat, régime neo-residenti, succession et quadro RW — avec, à chaque étape, la base légale et le niveau de certitude réel de l'information : ce qui est confirmé par un texte de loi ou une page officielle de l'Agenzia delle Entrate, ce qui repose sur des sources professionnelles convergentes non recoupées par un texte primaire, et ce qui reste, à ce stade, une hypothèse à valider avec un fiscaliste italien avant toute décision.

Assurance vie luxembourgeoise ou solutions italiennes : quelle fiscalité pour un résident en Italie ?

Un résident fiscal italien qui détient ou envisage un contrat d'assurance vie luxembourgeois reste entièrement soumis à la fiscalité italienne : le Luxembourg n'applique aucun impôt propre aux non-résidents sur ces contrats, un principe de neutralité fiscale déjà documenté sur ce site pour d'autres pays de résidence. Ce qui change d'un dossier à l'autre n'est donc pas ce principe, mais son application pratique : qui calcule et qui déclare chaque impôt italien applicable.

C'est là qu'intervient le mécanisme le plus structurant de tout ce dossier : la compagnie d'assurance étrangère a-t-elle, ou non, exercé une option auprès du fisc italien pour agir comme le ferait un assureur italien ? Une compagnie dite « bi-optata » (double option : bollo virtuel et imposta sostitutiva) prélève elle-même les impôts dus et les reverse à l'administration italienne, directement ou via un représentant fiscal italien solidairement responsable. Une compagnie non optata laisse l'intégralité du calcul, de la déclaration et du paiement à la charge du souscripteur. Le tableau ci-dessous résume ce que cela change concrètement ; la section suivante détaille comment savoir dans quel cas se trouve un contrat donné.

Ce qui s'appliqueCompagnie « bi-optata »Compagnie non optata
Imposta di bollo / IVAFE (0,20 %/an)Prélevée directement par l'assureur (« bollo virtuel »), comme sur un contrat italienÀ calculer et déclarer vous-même chaque année (IVAFE, quadro RW)
Imposta sostitutiva de 26 % au rachatPrélevée directement par l'assureur ou son représentant fiscal italienÀ déclarer et payer vous-même (quadro RM)
Déclaration quadro RWStatut incertain à ce jour — voir la section dédiée plus basObligatoire, valeur de rachat au 31 décembre

Compagnie « bi-optata » ou non optata : comment savoir dans quel cas se trouve votre contrat ?

L'option de « bi-optata » repose, selon plusieurs sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire, sur l'article 26-ter, alinéa 3, du DPR n° 600 du 29 septembre 1973 (bollo virtuel) et sur l'article 23 du même décret (statut de substitut d'impôt), avec des modalités pratiques fixées par un décret ministériel du 24 mai 2012. Nous n'avons pas pu consulter directement le texte réglementaire correspondant : cette base légale doit donc être considérée comme la meilleure reconstitution disponible plutôt que comme une certitude absolue.

Sur le terrain, cette option existe bel et bien chez certains assureurs luxembourgeois actifs en Italie : Baloise Vie Luxembourg décrit explicitement son statut de « compagnia bi-optata » sur sa propre page dédiée aux obligations déclaratives italiennes. À l'inverse, Sogelife précise sur sa page consacrée au marché italien qu'elle n'agit pas comme substitut d'impôt, laissant alors le client déclarer lui-même en quadro RW et en IVAFE. Ces deux informations proviennent de la communication officielle de chaque assureur — une source de premier rang sur ce point pratique, mais pas une confirmation gouvernementale indépendante.

Ce que ces deux exemples opposés montrent surtout, c'est que la pratique n'est pas uniforme sur le marché. Il n'existe pas de réponse unique valable pour « l'assurance vie luxembourgeoise » prise comme catégorie : c'est une caractéristique propre à chaque compagnie, y compris parmi les partenaires d'assurancevie.lu, qu'il faut vérifier nommément avant de savoir si vous devrez, ou non, tout auto-liquider vous-même. Ce point précis n'a pas pu être vérifié compagnie par compagnie par la recherche documentaire qui sert de base à cet article — ce point n'a pas pu être confirmé, à valider avec un fiscaliste italien ou directement auprès de l'assureur avant toute décision.

Imposta di bollo ou IVAFE : quel impôt annuel s'applique à un contrat luxembourgeois ?

L'imposta di bollo « ordinaire » sur les produits financiers a été instaurée par l'article 19 du décret-loi n° 201 du 6 décembre 2011 (dit « Salva Italia »), converti avec modifications par la loi n° 214 du 22 décembre 2011, qui a modifié l'article 13, alinéas 2-bis et 2-ter, du tarif annexé au DPR n° 642 du 26 octobre 1972 (source : Agenzia delle Entrate — https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/documents/20143/253801/Articolo+19+Dl+201+2011+NP+scheda+IVIE_art_19_dl_201_2011.pdf). Le taux a progressé de 1 ‰ en 2012 à 1,5 ‰ en 2013, puis 2 ‰ (soit 0,20 %) à partir de 2014 — un taux resté stable depuis.

Ce bollo « ordinaire » vise, selon une source secondaire non recoupée par un texte primaire, les communications périodiques qu'un gestionnaire résident italien envoie à ses propres clients : un compte-titres, un livret ou une police détenus via un intermédiaire italien. Un contrat souscrit directement auprès d'un assureur luxembourgeois, sans intermédiaire italien, ne devrait donc pas entrer dans ce champ précis : c'est l'IVAFE qui s'applique alors à la place, sauf si la compagnie a opté pour le « bollo virtuel » du mécanisme bi-optata vu plus haut, auquel cas un prélèvement équivalent au bollo s'applique malgré tout, en lieu et place de l'IVAFE.

Pour l'IVAFE elle-même, la base légale est l'article 19, alinéas 18 à 22, du même décret-loi 201/2011, modifié par l'article 9 de la loi 161/2014, l'article 1er, alinéas 710-711, de la loi 160/2019, et l'article 1er, alinéa 91, de la loi 213/2023 (source : Agenzia delle Entrate — https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/schede/pagamenti/imposta-valore-att-estero-ivafe/normativa-e-prassi-scheda-ivafe). Le taux généralement cité pour son application à une police d'assurance est le même 2 ‰ annuel (4 ‰ pour un pays black-list, ce qui n'est pas le cas du Luxembourg), sur la valeur de rachat au 31 décembre et au prorata du nombre de jours de détention dans l'année — un point de calcul rapporté par plusieurs sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire pour son application spécifique aux contrats d'assurance-vie, tout comme l'exonération possible en cas de compagnie bi-optata ou de recours à un intermédiaire résident italien.

Situation type construite pour illustrer le calcul, à partir de paramètres réalistes : pour un contrat valorisé 500 000 € au 31 décembre depuis le 1er janvier de la même année, l'imposta di bollo ou l'IVAFE (selon le cas applicable) représente environ 1 000 € pour l'année, que ce montant soit prélevé directement par l'assureur (compagnie bi-optata) ou que le souscripteur doive le calculer et le déclarer lui-même (compagnie non optata, quadro RW).

Une réforme récente change le calendrier de perception, pas le taux : depuis le 1er janvier 2025, pour les polices où le bollo (ou son équivalent virtuel) s'applique, le prélèvement n'est plus différé au rachat ou à l'échéance mais versé annuellement par la compagnie, à hauteur de 0,20 % de la valeur au 31 décembre, avec un étalement transitoire du stock antérieur au 31 décembre 2024 (50 % en 2025, 20 % en 2026, 20 % en 2027, 10 % en 2028). Cette clarification est attribuée à la circulaire de l'Agenzia delle Entrate n° 7/E du 4 juin 2025 ; nous n'avons pas pu consulter directement le texte intégral de cette circulaire (limite technique d'extraction rencontrée pendant la recherche), et cette information provient donc de sources professionnelles convergentes non recoupées par le texte primaire lui-même — un point à confirmer auprès de votre assureur pour votre propre calendrier de prélèvement.

Rachat du contrat : comment fonctionne l'imposta sostitutiva de 26 % ?

Le gain réalisé au rachat d'un contrat d'assurance vie (luxembourgeois ou italien) est qualifié de reddito di capitale par l'article 44, alinéa 1, lettre g-quater, du TUIR (texte unique des impôts sur le revenu), avec une base de calcul fixée par l'article 45, alinéa 4, du même texte — deux références consultées directement (Brocardi — https://www.brocardi.it/testo-unico-imposte-redditi/titolo-i/capo-iii/art44.html). Le taux applicable est de 26 % depuis le 1er juillet 2014, porté de 20 % à 26 % par le décret-loi 66/2014 converti par la loi 89/2014 — un point rapporté de façon cohérente par plusieurs sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire pour la formulation exacte de cette réforme.

Pour un contrat souscrit avant 2014, une règle de bascule historique s'applique par tranches : 12,5 % jusqu'au 31 décembre 2011, 20 % du 1er janvier 2012 au 30 juin 2014, puis 26 % à partir du 1er juillet 2014, chaque tranche s'appliquant à la part de plus-value réputée acquise pendant la période correspondante — une mécanique elle aussi rapportée par plusieurs sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire. Sa mise en œuvre précise pour un contrat en unités de compte (unit-linked) sans fonds en euros à la luxembourgeoise n'est documentée par aucune des sources consultées : ce point n'a pas pu être confirmé, à valider avec un fiscaliste italien avant toute décision de rachat sur un contrat ancien. L'hypothèse la plus vraisemblable est une valorisation notionnelle du contrat aux dates-pivot (31/12/2011 et 30/6/2014), mais elle reste à confirmer et ne doit pas être tenue pour acquise.

Un taux réduit de 12,50 % s'applique à la quote-part du gain provenant de titres d'État italiens ou assimilés (liste blanche), au prorata de la composition du fonds sous-jacent — une règle rapportée par sept sources professionnelles indépendantes convergentes, mais qu'aucune ne rattache à un texte primaire directement consulté. Une exonération totale en cas de dénouement par décès (risque démographique) est par ailleurs mentionnée par l'article 34 du DPR 601/1973, mais sur la base d'une seule source non recoupée : à traiter avec prudence tant qu'elle n'a pas été confirmée par un second point d'appui.

Situation type construite pour illustrer le calcul, à partir de paramètres réalistes : un rachat total dégageant 80 000 € de plus-value, sans composante titres d'État identifiée, supporterait 26 % d'imposta sostitutiva, soit environ 20 800 €, prélevés directement par l'assureur si la compagnie est bi-optata, ou à déclarer et payer par le souscripteur lui-même en quadro RM dans le cas contraire.

Deux points enfin, faute de mieux : aucune règle équivalente à un abattement français fondé sur la seule durée de détention n'a été identifiée au-delà de la bascule historique 2011-2014 — une absence non prouvée avec une totale certitude, donc à traiter comme une hypothèse plutôt qu'un fait établi. Et rien n'indique, en cohérence avec les cas belge et suisse déjà documentés sur ce site, qu'une retenue serait prélevée au Luxembourg lui-même sur un rachat versé à un résident italien ; ce point n'a toutefois pas été revérifié spécifiquement pour l'Italie dans le cadre de cette recherche.

Régime neo-residenti (art. 24-bis TUIR) : quel intérêt pour un contrat luxembourgeois ?

Le régime dit « neo-residenti », prévu à l'article 24-bis du TUIR, permet à une personne qui transfère sa résidence fiscale en Italie — à condition de ne pas y avoir résidé pendant au moins 9 des 10 années précédentes — de payer un forfait annuel unique sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère, en lieu et place de l'impôt sur le revenu ordinaire (IRPEF) calculé au barème. Ce mécanisme et ses conditions générales ont été consultés directement sur Normattiva et Brocardi (https://www.normattiva.it/uri-res/N2Ls?urn:nir:stato:decreto.del.presidente.della.repubblica:1986-12-22;917~art24bis!vig=).

Le montant du forfait a été relevé à 300 000 € par an pour le contribuable (plus 50 000 € par an pour chaque membre de la famille inclus dans l'option), pour tout transfert de résidence à compter du 1er janvier 2026 — une disposition de la loi de budget 2026 (loi n° 199 du 30 décembre 2025), dont le texte de l'article 24-bis, alinéa 2, a été lu directement. Un mécanisme de droits acquis maintient toutefois 100 000 € par an pour les options exercées avant le 10 août 2024, et 200 000 € par an pour celles exercées entre le 10 août 2024 et le 31 décembre 2025 — ce palier intermédiaire est rapporté par des sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire. La durée maximale du régime est de 15 ans (article 24-bis, alinéa 4), un point également lu directement dans le texte.

Particularité importante : le contribuable peut exclure un ou plusieurs pays de l'option — le principe est confirmé par le texte de loi lui-même — les revenus de ce pays repassant alors sous le régime ordinaire, avec crédit d'impôt étranger. Un pays ainsi exclu ne pourrait plus être réintégré ensuite selon l'alinéa 5 du même article ; ce caractère irréversible est rapporté par des sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire pour sa formulation exacte.

Si le Luxembourg n'est pas exclu de l'option, le forfait se substituerait à l'IRPEF sur les revenus de source luxembourgeoise — dont les gains du contrat — et exonérerait potentiellement d'IVIE, d'IVAFE et de l'obligation de déclaration en quadro RW les actifs étrangers couverts. Ce principe général s'appuie sur la circulaire de l'Agenzia delle Entrate n° 17/E du 23 mai 2017 et sur le provvedimento du directeur de l'Agenzia delle Entrate du 8 mars 2017, mais l'alinéa exact de la loi 232/2016 qui fonde cette exonération n'a pas pu être identifié avec certitude au cours de cette recherche (vraisemblablement proche de l'alinéa 152 ou 153, sans confirmation). Plus important encore : aucune source officielle nommant explicitement les polices d'assurance vie luxembourgeoises dans ce cadre n'a été trouvée — seuls deux concurrents commerciaux (Hagnère Patrimoine, Sapians) font ce rapprochement dans leur propre contenu. Ce point n'a pas pu être confirmé, à valider avec un fiscaliste italien avant toute décision fondée sur cette hypothèse.

Une nuance mérite d'être connue avant de voir ce régime comme un totem : selon un contenu concurrent consulté au cours de cette recherche (Sapians), le forfait neo-residenti n'est réellement intéressant que si le contribuable dispose de plusieurs sources de revenus étrangers substantielles ; si le contrat luxembourgeois est la seule source de revenu étranger concernée, le régime ordinaire à 26 % au rachat reste souvent plus favorable qu'un forfait annuel de 300 000 €. Cette nuance n'a pas été vérifiée de façon indépendante et doit être recalculée au cas par cas plutôt que présumée.

Succession : un contrat luxembourgeois échappe-t-il aux droits italiens ?

Sur le principe, oui, et sans lien avec la nationalité de l'assureur. En droit civil italien, l'article 1920, alinéa 3, du Code civil (texte consulté directement) prévoit que le bénéficiaire d'une assurance-vie acquiert un droit propre (iure proprio) sur le capital versé au décès, distinct du droit successoral. Sur le plan fiscal, l'article 12, alinéa 1, lettre c), du décret législatif n° 346 du 31 octobre 1990 (texte consulté directement, via Brocardi — https://www.brocardi.it/testo-unico-successioni-donazioni/titolo-ii/capo-ii/sezione-i/art12.html) exclut de l'actif successoral imposable les indemnités d'assurance dues iure proprio aux héritiers ou légataires.

Cette position est confirmée par la jurisprudence de la Cassation italienne, notamment les arrêts n° 6531/2016 et n° 26606/2016 — deux références citées de façon cohérente par plusieurs sources professionnelles convergentes, mais dont nous n'avons pas pu consulter le texte intégral. Aucune de ces deux bases (civile et fiscale) ne distingue selon le pays de l'assureur : Sogelife et Richelieu International, sur leurs pages respectivement dédiées au marché italien, avancent d'ailleurs une exonération totale « quel que soit le montant » pour un contrat luxembourgeois — un principe cohérent avec la loi générale, mais dont l'application nommée à un contrat étranger n'a pas été retrouvée dans une circulaire ou un arrêt officiel : à considérer comme une déduction logique forte plutôt qu'une confirmation administrative directe.

Une zone grise mérite d'être signalée explicitement plutôt que passée sous silence. La jurisprudence italienne distingue, pour les effets civils de l'article 1923 du Code civil (insaisissabilité des sommes dues par l'assureur), les contrats comportant un véritable risque démographique (assurance au sens plein) des polices en unités de compte pures où le risque repose entièrement sur les marchés financiers, sans aléa de mortalité significatif — un débat documenté par des revues juridiques italiennes spécialisées. Dans ce second cas, la qualification assurantielle du produit — et donc, potentiellement, les protections qui s'y attachent — peut être discutée. Nos sources traitent ce débat sous l'angle de l'insaisissabilité, pas explicitement sous l'angle de l'exonération successorale elle-même : étendre ce raisonnement à l'exonération de droits de succession est une extrapolation de notre part, pas une conclusion établie par les sources consultées. Ce point n'a pas pu être confirmé, à valider avec un fiscaliste italien avant de fonder une décision de structuration sur la seule promesse d'exonération successorale d'un contrat unit-linked pur.

Pour resituer l'enjeu, le barème successoral italien de droit commun (rapporté par plusieurs sources professionnelles convergentes, non confirmé sur texte primaire) prévoit, en l'absence d'exonération : 4 % au-delà d'un abattement de 1 000 000 € par bénéficiaire entre conjoints et descendants directs, 6 % au-delà de 100 000 € entre frères et sœurs, 6 % sans abattement pour les autres parents jusqu'au 4e degré, et 8 % sans abattement pour un tiers sans lien de parenté. C'est cet écart, potentiellement porté à zéro pour un contrat d'assurance-vie qualifié comme tel, qui justifie l'attention portée à la clause bénéficiaire.

Pour un contribuable sous option neo-residenti, les droits de succession et de donation ne portent, pendant la durée de l'option, que sur les biens situés en Italie — une règle issue de l'article 1er, alinéa 158, de la loi 232/2016 et précisée par la circulaire de l'Agenzia delle Entrate n° 17/E de 2017 (paragraphe 5.3), rapportée par des sources professionnelles convergentes non recoupées par une lecture directe du texte primaire dans le cadre de cette recherche.

Quadro RW : faut-il déclarer le contrat chaque année au fisc italien ?

Le principe du monitoraggio fiscale (déclaration des actifs détenus à l'étranger, quadro RW de la déclaration de revenus) repose sur l'article 4 du décret-loi n° 167 du 28 juin 1990. Nous n'avons pas pu consulter directement ce texte ; cette base légale, comme les points qui suivent dans cette section, provient de sources professionnelles convergentes non recoupées par le texte primaire. Le principe rapporté est celui d'une déclaration annuelle obligatoire, indépendamment du fait d'avoir perçu ou non un revenu au cours de l'année, avec une valorisation du contrat sur la même base que l'IVAFE : la valeur de rachat au 31 décembre.

Le point le plus incertain de tout ce dossier se trouve ici, et il mérite d'être signalé explicitement plutôt que résolu artificiellement : l'exonération de quadro RW semble liée, selon une source secondaire évoquant un interpello dont nous n'avons pas pu consulter le texte primaire, à la « canalisation » de la totalité des flux (versements et rachats) via un intermédiaire résident italien habilité — une exigence potentiellement plus stricte que le simple statut de compagnie bi-optata, qui ne couvre en principe que le bollo et l'imposta sostitutiva, pas nécessairement le RW. Il n'est pas certain qu'être bi-optata suffise à dispenser de la déclaration RW : ce point n'a pas pu être confirmé, à valider avec un fiscaliste italien ou directement auprès de votre assureur avant de faire l'impasse sur cette déclaration.

Sur les sanctions en cas de non-déclaration, une seule source commerciale évoque un taux de pénalité de l'ordre de 15 à 30 %, sans qu'aucune autre source ne le recoupe : nous avons choisi de ne pas reprendre ce chiffre précis dans cet article, faute de vérification suffisante, plutôt que de le présenter comme une donnée fiable. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le régime de monitoraggio fiscale prévoit des sanctions en cas de manquement : leur montant exact mérite d'être vérifié directement auprès d'un fiscaliste italien plutôt que d'être anticipé sur la base d'un chiffre non confirmé.

Pour un contribuable sous option neo-residenti, l'exonération de RW est, elle, bien documentée pour les actifs couverts par l'option (voir section précédente) — un cas où l'incertitude qui pèse sur le régime ordinaire disparaît, ce qui constitue un argument supplémentaire, mais non suffisant à lui seul, en faveur de ce régime pour un profil qui y serait par ailleurs éligible.

Assurance vie luxembourgeoise ou polizza vita italienne : le tableau comparatif

Le tableau ci-dessous rassemble les points détaillés plus haut pour comparer un contrat luxembourgeois à une police d'assurance vie italienne classique, du point de vue d'un résident fiscal italien. Il ne remplace pas une étude personnalisée — plusieurs lignes dépendent directement du statut bi-optata ou non de la compagnie luxembourgeoise retenue — mais permet de visualiser où se situent les vrais écarts, y compris ceux qui jouent en défaveur du contrat luxembourgeois.

Ce tableau fait apparaître un vrai inconvénient du contrat luxembourgeois pour un résident italien : dès lors que la compagnie choisie n'est pas bi-optata, la charge déclarative annuelle (IVAFE, imposta sostitutiva en quadro RM, quadro RW) repose entièrement sur le souscripteur, avec un risque d'erreur ou d'oubli qui n'existe pas avec une police italienne classique où l'assureur gère tout nativement. À l'inverse, la police italienne classique n'offre ni le multi-devises, ni la diversification de juridiction, ni le niveau de protection du triangle de sécurité luxembourgeois — mais elle reste, sur le papier, la solution la plus simple sur le plan strictement déclaratif pour qui ne recherche pas ces avantages spécifiques.

CritèrePolice italienne classiqueContrat luxembourgeois (compagnie bi-optata)Contrat luxembourgeois (compagnie non optata)
Imposta di bollo / IVAFE annuelle0,20 %/an, prélevée par l'assureur0,20 %/an, prélevée par l'assureur (bollo virtuel)0,20 %/an (IVAFE), à calculer et déclarer soi-même
Imposta sostitutiva au rachat26 % (12,5 % sur la part titres d'État), prélevée par l'assureurVraisemblablement identique, prélevée par l'assureur ou son représentant fiscalVraisemblablement identique, à déclarer et payer soi-même en quadro RM
Déclaration quadro RWNon applicable (actif national)Statut incertain — à faire confirmer avant souscriptionObligatoire chaque année
Succession (art. 1920 c.c.)Exonérée de principe, sous réserve de la zone grise jurisprudentielle unit-linkedExonérée de principe, même base légale ; application nommée non confirmée par une source officielleIdentique
Devises disponiblesGénéralement euro uniquementMulti-devises possible selon la compagnie (EUR, USD, CHF, GBP)Identique
Protection de l'épargneCadre prudentiel national sous supervision de l'IVASS, non détaillé dans cette rechercheTriangle de sécurité et super-privilège, sans plafond de montantIdentique
Charge déclarative pour le souscripteurMinimale : tout géré nativement par l'assureur italienRéduite si le statut bi-optata est confirmé par écritÉlevée : IVAFE, imposta sostitutiva (RM) et RW potentiellement à sa charge chaque année

Questions fréquentes

Comment savoir si ma compagnie luxembourgeoise est « bi-optata » pour l'Italie ?+

Il n'existe pas de liste publique centralisée et fiable de ce statut compagnie par compagnie : Baloise Vie Luxembourg l'indique explicitement sur sa page dédiée à l'Italie, tandis que Sogelife précise à l'inverse ne pas agir comme substitut d'impôt. Pour les autres compagnies, y compris parmi les partenaires d'assurancevie.lu, la seule façon fiable de le savoir est de le demander directement à l'assureur ou à votre intermédiaire avant la souscription ou avant un rachat — ce point n'a pas pu être vérifié compagnie par compagnie par la recherche documentaire qui sert de base à cet article.

Dois-je payer l'imposta di bollo ou l'IVAFE sur mon contrat luxembourgeois ?+

Cela dépend du statut de votre compagnie. Si elle a opté pour le « bollo virtuel » (compagnie bi-optata), un prélèvement de 0,20 % par an est effectué directement par l'assureur, comme sur un contrat italien. Sinon, c'est l'IVAFE, au même taux de 0,20 % par an sur la valeur de rachat au 31 décembre, que vous devez calculer et déclarer vous-même. Depuis 2025, ce prélèvement est en principe versé annuellement plutôt que différé au rachat, avec un étalement transitoire pour le stock antérieur à 2025.

Quel est le taux d'imposition au rachat d'un contrat luxembourgeois pour un résident italien ?+

Le taux de droit commun est de 26 % sur la plus-value (imposta sostitutiva), ramené à 12,50 % sur la quote-part du gain provenant de titres d'État italiens ou assimilés. Pour un contrat souscrit avant 2014, une bascule historique par tranches (12,5 % jusqu'à fin 2011, 20 % jusqu'à mi-2014, 26 % ensuite) peut s'appliquer à la part de plus-value acquise pendant chaque période — sa mise en œuvre exacte pour un contrat en unités de compte n'est pas documentée avec certitude et mérite d'être vérifiée avec un fiscaliste avant tout rachat d'un contrat ancien.

Le régime neo-residenti (art. 24-bis TUIR) est-il intéressant pour un simple contrat luxembourgeois ?+

Le régime permet, depuis 2026, de payer un forfait de 300 000 € par an sur l'ensemble des revenus étrangers pendant 15 ans, potentiellement en lieu et place de l'imposta sostitutiva, de l'IVAFE et du quadro RW sur le contrat luxembourgeois si le Luxembourg n'est pas exclu de l'option. Mais son intérêt réel dépend du nombre de sources de revenus étrangers du contribuable : si le contrat luxembourgeois est votre seul revenu de source étrangère, le régime ordinaire à 26 % au rachat est souvent plus favorable qu'un forfait annuel de 300 000 €. Ce chiffrage doit être fait au cas par cas, pas présumé.

Mon contrat luxembourgeois est-il exonéré de droits de succession en Italie ?+

Sur le principe, oui : un contrat d'assurance-vie, quel que soit le pays de l'assureur, échappe à l'actif successoral parce que le bénéficiaire perçoit un droit propre (iure proprio), pas un droit successoral — un principe civil et fiscal confirmé par la jurisprudence de la Cassation. Une zone grise existe toutefois pour les polices en unités de compte pures, où la jurisprudence a pu discuter la qualification assurantielle du produit sous l'angle de l'insaisissabilité ; étendre ce raisonnement à l'exonération successorale elle-même n'est pas confirmé par les sources consultées et reste à valider avec un fiscaliste italien pour un contrat structuré en gestion libre ou FID sans dominante de fonds euros.

Dois-je déclarer mon contrat luxembourgeois dans le quadro RW chaque année ?+

En principe oui, indépendamment d'un rachat effectué ou non dans l'année. Ce qui reste incertain, c'est si le statut bi-optata de votre compagnie suffit à vous en dispenser : plusieurs indices suggèrent que l'exonération de RW exige en réalité une « canalisation » plus stricte de tous les flux via un intermédiaire résident italien, distincte du simple statut bi-optata qui ne couvre que le bollo et l'imposta sostitutiva. Ce point n'a pas été tranché par les sources disponibles : ne faites pas l'impasse sur cette déclaration sans confirmation explicite de votre assureur ou de votre fiscaliste.

Que risque-t-on en cas de défaut de déclaration RW ?+

Le régime italien de monitoraggio fiscale prévoit des sanctions en cas de manquement, mais nous n'avons trouvé qu'une seule source commerciale, non recoupée, avançant un taux précis de pénalité : nous avons choisi de ne pas reprendre ce chiffre dans cet article faute de vérification suffisante. Le montant exact applicable à votre situation doit être vérifié directement avec un fiscaliste italien plutôt qu'anticipé sur la base d'une estimation non confirmée.

Quels points de ce dossier restent à vérifier avant de signer ou de racheter un contrat ?+

Les plus importants : le statut bi-optata réel de la compagnie envisagée (à demander directement, non vérifiable par recherche documentaire) ; la mécanique exacte de la bascule historique des taux pour un contrat en unités de compte ancien ; l'articulation précise entre statut bi-optata et exonération de quadro RW ; l'alinéa exact de la loi de 2016 qui fonderait l'exonération IVAFE/RW sous le régime neo-residenti pour une police étrangère nommément ; et la confirmation, par une circulaire ou un arrêt officiel plutôt que par la communication commerciale d'un assureur, que l'exonération successorale s'applique nommément à un contrat étranger. Aucun de ces points n'a pu être tranché avec certitude dans le cadre de cette recherche : ils doivent être posés explicitement à votre assureur, votre intermédiaire, ou un fiscaliste italien avant toute décision engageante.

Pour aller plus loin

Sources

  • Agenzia delle Entrate — fiche IVIE / art. 19 DL 201/2011 — https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/documents/20143/253801/Articolo+19+Dl+201+2011+NP+scheda+IVIE_art_19_dl_201_2011.pdf
  • Agenzia delle Entrate — Normativa e prassi IVAFE — https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/schede/pagamenti/imposta-valore-att-estero-ivafe/normativa-e-prassi-scheda-ivafe
  • Agenzia delle Entrate — Regime neo residenti — https://www.agenziaentrate.gov.it/portale/schede/agevolazioni/opzione-per-i-neo-residenti/infogen-opzionale-neo-residenti
  • Brocardi — art. 44 TUIR — https://www.brocardi.it/testo-unico-imposte-redditi/titolo-i/capo-iii/art44.html
  • Brocardi — art. 24-bis TUIR — https://www.brocardi.it/testo-unico-imposte-redditi/titolo-i/capo-i/art24bis.html
  • Brocardi — art. 1920 c.c. — https://www.brocardi.it/codice-civile/libro-quarto/titolo-iii/capo-xx/sezione-iii/art1920.html
  • Brocardi — art. 12 D.Lgs 346/1990 — https://www.brocardi.it/testo-unico-successioni-donazioni/titolo-ii/capo-ii/sezione-i/art12.html
  • Normattiva — art. 24-bis TUIR (texte consolidé) — https://www.normattiva.it/uri-res/N2Ls?urn:nir:stato:decreto.del.presidente.della.repubblica:1986-12-22;917~art24bis!vig=
  • Fiscomania — Polizza vita estera — https://fiscomania.com/polizza-vita-estera/
  • Itaxa.it — Polizza assicurativa estera, RW, IVAFE — https://www.itaxa.it/blog/polizza-assicurativa-estera-tassazione-quadro-rw-e-ivafe/
  • Fiscoetasse.com — Polizza vita estera — https://www.fiscoetasse.com/approfondimenti/15390-polizza-vita-estera-la-rilevanza-fiscale.html
  • Baloise Vie Luxembourg — Obblighi dichiarativi Italia — https://www.baloise-life.com/lux/it/it/blog/2021/obblighi-dichiarativiiItalia.html
  • Sogelife — Vantaggi residenti italiani — https://www.sogelife.com/en/nostre-soluzioni/nostre-soluzioni-per-mercato/italia/vantaggi-dellassicurazione-vita-lussemburghese-per-residenti-italiani/
  • Richelieu International — Assurance vie expatrié Italie — https://www.richelieu-international.com/assurance-vie-expatrie-italie/
  • Sapians — Guide expatriation 2026 — https://sapians.com/blog/assurance-vie-luxembourgeoise-expatriation
  • Hagnère Patrimoine — Fiscalité expatrié — https://www.hagnere-patrimoine.fr/ressources/blog/assurance-vie-luxembourgeoise-fiscalite-expatrie-e5c0c42c
  • GDC Corporate & Tax — Bollo versamento annuale — https://www.gdctax.it/it/pubblicazioni/quotidiani/imposta-di-bollo-sui-contratti-vita-il-versamento-diventa-annuale

Il n'y a pas de réponse unique à « quelle fiscalité pour mon contrat luxembourgeois en Italie » : la réponse dépend d'abord du statut bi-optata ou non de votre compagnie, qui détermine si c'est elle qui calcule et prélève l'imposta di bollo, l'IVAFE et l'imposta sostitutiva à votre place, ou si cette charge vous revient intégralement. Une fois ce statut connu, la fiscalité italienne elle-même est plutôt bien documentée : 0,20 % par an sur la valeur du contrat, 26 % (ou 12,5 % sur la part titres d'État) au rachat, succession exonérée de principe par la nature assurantielle du contrat.

Retenez les chiffres qui structurent la décision : imposta di bollo/IVAFE à 0,20 % par an, imposta sostitutiva à 26 % au rachat (12,5 % sur la quote-part titres d'État), forfait neo-residenti porté à 300 000 € par an depuis 2026 pour 15 ans, succession exonérée de principe. Retenez aussi, et c'est tout aussi important, ce qui reste incertain : l'articulation exacte entre statut bi-optata et dispense de quadro RW, la mécanique fine de la bascule historique des taux pour un contrat en unités de compte, et l'application nommée du régime neo-residenti et de l'exonération successorale à un contrat étranger, confirmées seulement par des sources professionnelles ou commerciales, pas par un texte primaire consulté directement pour ce dossier.

Avant toute souscription ou tout rachat, faites confirmer par écrit le statut bi-optata de la compagnie envisagée, comparez plusieurs compagnies partenaires sur ce critère précis autant que sur les critères habituels de solvabilité et d'univers d'investissement, et faites valider les points signalés comme incertains dans cet article par un fiscaliste italien avant toute décision engageante.

Le sujet est déjà traité, de façon fragmentée, par plusieurs cabinets et courtiers : Richelieu International détaille bien le bollo, l'IVAFE et la succession mais laisse de côté le régime neo-residenti ; Sapians couvre ce régime avec sa nuance stratégique mais reste plus général sur le reste ; Hagnère Patrimoine croise plusieurs points sans détailler la mécanique bi-optata. Aucun de ces contenus ne rassemble, à notre connaissance, l'ensemble de ces mécanismes avec le même niveau de sourçage et la même transparence sur ce qui reste à vérifier — c'est cet exercice de mise en perspective, entre plusieurs compagnies partenaires et sans faire passer une hypothèse pour un fait établi, qu'assurancevie.lu propose sur ce sujet comme sur les autres pays de résidence déjà documentés.